Comment connaître la valeur d’une entreprise ?
Vous voulez céder votre société ou certaines de ses parts, évaluer le montant des redevances fiscales qu’elle doit payer, ou tout simplement avoir une idée de sa santé. Vous devrez procéder à une estimation de sa valeur financière réelle. Et si vous projetez d’en reprendre une ou d’y acheter des actions, savoir ce qu’elle coute constitue un moyen de sécuriser votre investissement. Plusieurs méthodes peuvent être mises en œuvre pour l’évaluation.
Les principaux critères pour l’estimation
Que vous soyez vendeur ou futur acquéreur, la valorisation d’une entreprise est une opération délicate compte tenu de l’importance des enjeux des résultats de l’étude pour le succès de votre projet. Plusieurs éléments doivent être pris en considération pour avoir une vision pertinente et fiable de la situation de la société concernée notamment :
- Toutes les données objectives concernant la structure qui sont connues des parties impliquées dans l’opération (cédant et acheteur) ;
- Les informations subjectives comme la valeur sentimentale de la compagnie pour son propriétaire, les raisons qui l’ont conduite à vendre… ;
- Le potentiel de l’entreprise à générer des résultats financiers qui rendront l’amortissement des éventuels prêts souscrits pour son acquisition ;
- Le déroulement des démarches de négociation de la transaction.
Les méthodes d’évaluation
Le vendeur et l’acheteur pourront choisir entre 3 approches pour effectuer l’évaluation. En cas de besoin et suivant les objectifs, il peut être possible de les combiner. On distingue ainsi :
- La méthode par les entreprises comparables : elle consiste à sélectionner plusieurs sociétés dont les métiers, le secteur d’activité et le marché cible sont identiques ou assimilables en vue d’obtenir une estimation équitable et pertinente de leur valeur. Ce qui permettra de déterminer celle de la structure concernée par la transaction.
- L’approche actuarielle : elle consiste à prévoir et à analyser les rentrées d’argent futures engendrées par les activités de l’entreprise en prenant en compte les risques présentés par son actif économique. En d’autres termes, il s’agira de mettre à jour les mouvements de la trésorerie avec un taux d’actualisation. L’évaluation peut se faire suivant les modèles Gordon Shapiro ou Bates ou avec la méthode CDF ou actualisation des « free cash flows ».
- L’approche comparative vient en complément des deux premières : elle consiste à confronter les informations susceptibles d’apporter des éléments pouvant être utiles dans la procédure de valorisation (les profils des entreprises comparables, les transactions similaires à celles que vous projetez d’opérer, les indices de référence du marché et un même secteur d’activité pour les structures typiques de ces éléments, etc.).


